Kingdom of darkness

Le souffle de Dieu
 
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 Chapitre Un

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Baal
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MessageSujet: Chapitre Un   Mer 10 Fév - 0:00


Chapitre Un







Je me nomme Titus Falvius Domitianus et je suis le fils illégitime de la reine
Domitia Longina, alors épouse de l'Empereur Titus Flavius Domitianus, et du Créateur.

Je suis né le 19 Avril en l'an 73, à Rome.
Depuis mon plus jeune âge, ma vie n'a pas toujours été facile.
Je n'eus pas d'autre choix que de passer une bonne partie mon de enfance, seul, a étudier les textes anciens, à apprendre l'art de l'épée et des lettrés.
A l'âge de neuf ans, l'on m'assigna un précepteur qui s'occupa de moi jusqu'à ma puberté. Ce n'est que plus tard que j'appris que cette homme qui m'a élevé et suivit comme mon ombre, n'était autre que Lucifer.

Les quelques mois qui suivirent mon éducation par cet homme, j'appris que ma mère était à nouveau enceinte. Elle accoucha d'une petite fille qu'elle nomma Séhéiah. Je me souviens encore de la joie qui m'assaillit lorsque je me rendit compte que je ne serais plus seul, que je pourrais désormais partager mes joies et mes chagrins avec une soeur, une amie, une confidente.
Mon père ne fut pas aussi heureux que je l'aurais espéré. Je veillais au chevet de ma mère lorsqu'il quitta la chambre, sans même dire un mot. Seul mon précepteur était resté près de la reine pour la soutenir.
Je n'étais encore qu'un enfant et je ne me rendit pas compte de la façon intime dont il la regardait. Ce ne fut que plus tard, que j'appris que ma soeur était en réalité la fille du Diable.

Nous grandîmes ensemble, ce qu'elle ne pouvait apprendre par sa condition de femme, je le lui apprenais en secret lorsque nous nous retrouvions dans notre nouveau refuge : l'étang qui se trouvait non loin du château.
Je lui appris à lire, à écrire, et à penser en lui enseignant Aristote et Platon.
Je me souviens encore des regards remplis d'amour que nous lançait ma mère quand elle nous voyait nous quereller pour des choses aussi futiles qu'un simple bout de bois.

Les années passèrent à toute vitesse. A l'âge de dix huit ans, les barbares assiégeaient les villes et les villages romains. Toutes les armées de l'Empereur Auguste avaient été demandées sur le champ de bataille. Mon père se préparait à partir rejoindre ses hommes et à m'emmener avec lui étant désormais en âge de combattre. Je me rappelle la fureur de ma mère à son encontre. Elle lui hurlait le danger de cette campagne, que je risquais la mort, mais c'était une femme, et pour le roi, elle n'avait pas son mot à dire.
Je partit donc avec lui à l'Est du royaume afin de soutenir les hommes de l'Empereur.
Je me retournais une dernière fois pour voir ma mère et ma soeur avant de me hâter de rejoindre les troupes.
La bataille fut terrible mais la victoire nous revint. Je fus frappé au flanc gauche et ramené de toute urgence. Il me fallut près de quinze jours pour me remettre de ma blessure. Ma soeur me veillait toute la journée. Elle changeait le linge humide sur mon front et assistait les guérisseurs.
Une fois que je fus rétablit, je décidais de me rendre utile au royaume. La paix était enfin revenue et je me pressais d'aider le peuple à le reconstruire. Tous furent surpris de mon aide mais néanmoins reconnaissants. Je me découvrais des qualités en menuiserie. Officiellement, je reconstruisais les maisons détruites par les attaques barbares, officieusement, je donnais de l'argent aux vilains pour qu'ils puissent se nourrir à leur faim.

C'est lors d'une de mes sorties dans un village voisin que je découvris l'amour pour la première fois. Elle s'appelait Saïa et elle était belle comme le jour. Je me souviens encore de la vitesse à laquelle battait mon coeur quand nos mains se sont touchées. Nous nous sommes éclipsés vers les bois où elle me prit mon premier baiser. Sa peau était si douce, et bien que ce fut une paysanne, l'odeur de pêche qu'elle dégageait m'enivrait. Elle me donna sa virginité et j'en fis de même.
Quand le soleil se leva, nous dûmes retourner chacun de notre côté.
En rentrant au château, mon père appris la nouvelle et m'empêcha de revoir la vilaine. Je n'eus pas d'autre choix que de lui obéir.
Quelques mois plus tard, ma mère fut atteinte d'un mal étrange et y succomba. La douleur de sa perte laissa un vide immense dans mon coeur.

C'est à mes trente ans que ma vie bascula. Un soir ou j'étais sortit pour m'entretenir avec un émissaire de Rome, mon père s'attaqua à ma soeur.
C'est à mon retour que je découvris l'affront. Voyant les horreurs qu'il avait osé commettre sur le corps de ma petite soeur, je me suis jeté sur lui sans réfléchir. Sa tête heurta le meuble de rangement et il mourut sur le coup.
Je me suis précipité vers ma soeur mais je ne pu rien faire pour l'aider, elle était déjà sans vie.
Les gardes ne tardèrent pas à enfoncer les portes déjà entrouvertes. Je revois encore leurs yeux exorbités en découvrant le cadavre de leur roi et de leur princesse qui se trouvait dans mes bras.
L'on m'arrêta et m'emmena au donjon. Sur le coup, je ne compris pas leur geste, ma peine était si grand que mon cerveau ne réfléchissait plus.
De ma prison, je pus entendre les funérailles donnaient à la famille royale. Je réalisais enfin que l'on me pensait coupable d'un tel crime.
Pendant une journée entière, on ne me donna rien à manger ou à boire. Je dormais avec les rats sur la paille sale.

Le lendemain qui suivit le drame, l'on vint me chercher pour m'emmener devant les magistrats. Je tentais en vain de m'expliquer et de leur prouver mon innocence, mais l'émissaire avec lequel je m'étais entretenu la veille avait été assassiné... Ce qui n'avait été qu'un mal entendu s'était alors changer en complot contre l'héritier du trône. Il semblait maintenant évident que l'on cherchait à m'écarter.
Je fus donc accusé du double meurtre de mon père et de ma soeur.
L'on me jeta à nouveau dans ma cellule. Les gardes me déchirèrent ma tunique en me riant au nez avant de s'en aller.
Me retrouvant seul à nouveau, je me mis à maudire les conspirateurs. Ils avaient profités de l'occasion pour s'emparer du pouvoir et je n'avais été qu'un bouc émissaire entre leurs mains.
Il ne leur fallut pas longtemps pour préparer la potence au milieu de la place publique, ma mort avait été annoncée pour l'aube.
Je ne pus dormir de la nuit. Ma colère avait été remplacée par la peur.

Quand l'aube se montra, l'on me mena à ma mort. Le magistrat me demanda d'avouer ouvertement au peuple mon crime. Je n'en fis rien. Pour cet affront il ordonna au bourreau de me couper les cheveux qui étaient aussi long que l'étaient ceux de ma soeur. Je reçu un coup dans le genou et tomba au sol. Je sentis ma tête partir en arrière lorsqu'il empoigna ma chevelure pour la cisailler. Il me donna un second coup dans le dos ce qui me fit m'écraser face contre terre.
J'entendais le rire hystérique du peuple et celà me peina. Tous me croyait-il vraiment coupable d'un tel crime? Moi, qui aimais tant ma soeur et qui éprouvait le plus profond des respects pour mon roi?

Le magistrat m'ordonna à nouveau d'avouer mon crime, et encore une fois, je ne desserrais pas les dents.
Je fus fouetté à dix reprises. Je sentais le cuir du fouet me craquer le dos et la chaleur de mon sang se répandre sur le sol.
Voyant qu'il ne tirerait aucun avoeux de moi, l'on me passa la corde autour du cou et l'on me fit monter sur le tonneau.
Je regardais une dernière fois la foule ricanait sur mon affront et l'on fit tomber le baril.
La corde se tendit et m'étrangla. A mon grand regret, ma nuque ne fut pas brisée et, le souffle coupé, la peau brulée par la corde serrait, j'attendais que la mort vienne me prendre.

Ce n'est que plus tard que j'appris que mon corps fut jeté dans une fosse commune avec les vilains et brulé.

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